Résumé du tournoi d’Agny 2017 par Gégé

Dimanche 4 juin a eu lieu le célèbre tournoi d’Agny sous un soleil radieux. Célèbre car se déroulant toujours dans les très bonnes conditions mises en place par ses organisateurs : Eric, président du club aidés de ses amis bénévoles, il est de plus en plus fréquenté. Pour cette 24 ème édition, 15 équipes seront inscrites. Il y a des joueuses et des joueurs de 13-14 ans à 60 ans (si vous voyez de qui je veux parler) qui viennent essentiellement de 4 clubs : Agny, Arras, Beaurains et Harnes, licenciés ou non. Je vais vous raconter seulement ce que j’y ai vu, ce qui ne représente qu’une petite partie de ce qui s’est passé car il faut vous dire qu’il se passe autant d’évènements à l’intérieur de la salle qu’à l’extérieur. Alors il aurait fallu être plusieurs pour en restituer un récit plus complet…

Quand j’arrive à 8h30 comme convenu, j’aperçois Jerem déjà bien échauffé. Il a certainement déjà monté les terrains car ça fait un moment qu’il est arrivé. Les filets c’est son truc, c’est pas qu’il soit un pêcheur devant l’Eternel, mais les filets c’est lui qui doit les monter, il faut qu’il s’installe. Il me raconte qu’il a mal dormi tellement il est excité par ce tournoi qu’il attendait avec impatience pour battre les rugbymen, c’est pour ça qu’il est déjà bien échauffé. Il est pas venu que pour rigoler Jérem, il s’en fout de gagner ce tournoi ce qu’il veut c’est bouffer du Bébert et du Guigui et de l’Olive. Y a du règlement de compte dans l’air car quand les dits rugbymen arrivent bien chauds aussi et ils se mettent à beugler la même chanson : que le Jérem ils vont en faire qu’une bouchée. Je me dis déjà que ça va chauffer autant à l’intérieur qu’à l’extérieur et qu’il y aura autant à manger qu’à boire à la sauce testostéronée, tout un programme…

Petit à petit le monde arrive. Il y a ceux que l’on connaît et qui disent bonjour et les autres que l’on connaît aussi mais qui ne disent pas bonjour (vous voyez de qui je veux parler, même toi mon JC ? ). De Beaurains personne ne sait combien on sera et combien on formera d’équipes mais ce qu’on sait c’est que les absents ne pouvaient vraiment pas venir (une pensée pour ceux-là et une pour toi JC ). Jérem parie qu’il y aura 3 équipes mais Yvon le terrible certifie qu’il y en aura au moins quatre, nouveau pari, nouveau défi. On reconnaît tout de suite les habitués, expérimentés du tournoi qui arrivent les bras chargés, devant parfois faire plusieurs voyages jusqu’à leur voiture pour rapporter les victuailles. C »est un vrai défilé : des glacières, des fûts et même un jerrican de punch ( chapeau Bébert ). C’est un tournoi qui est vraiment préparé depuis longtemps. Comme je vous le disais ça va chauffer autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, va falloir gérer…    
        
Vers 9h – 9h30 , toutes les équipes sont inscrites et identifiées, la famille beaurinoise se répartit ainsi :
– « il est où le 4ème » composée de Seb, Corinne, Clara et X man. X man étant un joueur non désigné pour l’instant, il manque des joueurs, on tournera pour compléter l’équipe ( Tu nous manques JC )
–  » Bon anniversaire Julie  » avec :  Jérem, Marie, Lapinou, Yvon le terrible et devinez qui ? : Julie ( je ne sais toujours pas pourquoi ils se sont ainsi nommés parce que je ne me souviens pas d’avoir fêté … )
–  » Lolo et ses Serge  » avec : Lolo, Olive, Bébert et Guigui
–  » La gégène  » avec : Jean Marie, Junior, le lutin et GG
– Bertrand et Sa fille Margot se sont associés à Thomas et une joueuse dont je ne connais pas le nom, tous deux venant d’Arras. 
Le 2ème défi voit Yvon plus proche de la vérité que Jérem mais comme certaines équipes sont incomplètes ou composées, il est difficile d’affirmer qui a gagné le pari.

S’en suit le discours de bienvenue du président Eric et la pose du cadre de fonctionnement :
– Pour la matinée, il y a 4 poules qui disputeront des matchs de classement pour constituer une poule majeure et une poule mineure pour l’après-midi.
– Les matchs seront joués en 15 points sans écart de 2 points imposé.
– Chaque équipe composée de fille (s) se voit bénéficier d’un point par fille : l’adversaire commencera le match avec un handicap.
Tout le monde a entendu et compris le mot handicap alors JM et moi-même spécialistes du handicap allons nous informer auprès des respectables organisateurs :  » serait-ce plus handicapant pour une équipe de jouer avec des filles plutôt qu’avec des personnes d’un certain âge ou d’un âge certain ? Autrement dit : vaut-il mieux jouer avec une bonne paire de Lolo qu’avec une paire de vieux couillus comme mes zigues et Papy x 1 ? Autrement dit est-ce qu’on pourrait bénéficier nous aussi d’une bonification ? « 
La réponse est immédiate, c’est non. On a beau essayer d’amadouer Eric au punch, le règlement c’est le règlement, c’est non.
 » C ‘est pas une histoire d’âge, c’est une histoire de sexe  » qu’il nous dit.
 » Ben si c’est ça on peut t’en raconter en buvant le rhum « qu’on lui répond. Mais y a rien à faire, c’est non. Il est incorruptible cet Eric.
Les équipes se positionnent, le tournoi va commencer. C’est alors que surgit Yvon : « On avait dit qu’on ne buvait pas de bière avant 10h30 mais je vois qu’il est 10h30 ». En bons volleyeurs personne n’a de montre, moi non plus, alors je regarde la pendule accrochée au mur de la salle et en effet il est 10h30. Il est terrible cet Yvon. Le tournoi va vraiment commencer…
Mais…
La gégène doit jouer assez vite, alors pas question de boire une bière, surtout que Junior nous a à l’oeil. Il a déjà accepté de jouer avec le handicap sans bonification alors pas question d’être des bouffes tout et boit le reste, on décide de rester sobres. D’autant qu’il nous semble ne pas être dans une poule trop relevée vu qu’on n’est pas tombés avec « qui vous savez  » ! Alors on laisse partir les copains vers la buvette et les copines avec …
On dispute le 1er match contre une équipe de 4 jeunes et grands gaillards coachés par une joueuse d’Agny. Ils jouent pas mal mais ils manquent d’expérience. Evidemment face à la nôtre… Mais on les prend au sérieux, on veut bien se trouver sans se chercher (c’est important quand on a un lutin sur le terrain : il faut le voir et s’y habituer surtout pour tout à l’heure quand on aura bu une ou deux bières). Alors on joue bien et on gagne facilement.
Au deuxième match on affronte une équipe composée de deux assez bons joueurs de je ne sais où et de deux filles. On part donc de moins 2. Junior assure en courte, le lutin s’impose en réception, JM a bien huilé ses prothèses et attaque. Quant à moi je fais le ménage au filet, oui mon JC : tu ne vas pas me dire que trois contres marquants (jeu de mot) c’est de la chance. Suivi d’un plongeon, ça fait sortir Guigui du bar, à la fois admiratif et craintif : « J’espère que tu vas t’arrêter là  » qu’il me dit  » « Je me demande qui va pouvoir gagner le tournoi cette année  » ajoute Bertrand. Comment ça se fait qu’ils sont ensemble ces deux là que je me dis, ils ne sont pourtant pas dans la même équipe ! Je regarde la pendule : 10h30 ! Et il me semble voir en même temps la tête d’Yvon sortir de la pendule comme un coucou et ses dents briller en articulant :  » Pas de bière avant 10h30″ qu’il disait…. Je décide de rester sobre malgré toutes les sollicitations, je dois avouer qu’aujourd’hui est le lendemain d’hier alors faut gérer ( tu me suis JC, et une pensée à JC).
Pour notre 3ème match de qualification, on voit arriver sur le terrain adverse 2 gamins pas finis de 14 ans (je me suis renseigné après), une jeune fille à qui on aurait donné guère plus et une espèce de grand frère ( faut bien qu’il y en ait un de plus de 18 ans pour conduire la bagnole). A l’échauffement, on voit bien qu’ils ont déjà joué au volley mais sans plus. Pendant le match on comprend ( ou on n’a pas compris ) qu’on joue dans une salle qu’on connaît bien mais sur une dimension de terrain qu’on connaît moins : 7×7. C’est leur terrain de jeu. Ils viennent de Harnes, c’est des enfants du ballon qui ont été élevés sur cette dimension de terrain, sûrement qu’ils pouvaient rentrer de temps en temps chez eux mais ils ont du en passer du temps parce qu’on voit bien que les plus expérimentés c’est eux. Ils n’ont pas de place fixe, ils sont toujours en mouvement et ils occupent tout l’espace. On a du mal à trouver le sol bien que notre jeu offensif soit de qualité. La plus impressionnante c’est la fille, on apprendra plus tard qu’elle s’appelle Emma et qu’elle évolue en N3. Elle nous balade, on a l’impression de n’avoir aucune maîtrise sur le déroulement du match. C’est vite plié, on réussit quand même à marquer 7 points en partant de moins un, ce qui est une branlée mais reste un bon résultat en comparaison des scores qu’ils inscrivent face à d’autres équipes…   
Entre temps on voit des morceaux de bravoure et d’engagement réalisés par « Lolo et ses serge » , de la qualité avec l’équipe de Bertrand qui en impose, de l’efficacité avec « bon anniversaire Julie » et du plaisir à jouer en famille avec « il est où le 4ème ». Mais surtout ce qu’on voit c’est de l’élégance avec la prestation de Jérem. Il a préparé sa panoplie complète aujourd’hui. Il arrive vers nous qui nous préparons au spectacle en tendant une boîte métallique oblongue : « je peux vous confier ça ? » qu’il nous demande comme si c’était son trésor intime. Alors le lutin assis à mes côtés, vif d’esprit, de lui répondre « pas de problème », et de me dire quand le Jérem a le dos tourné : « ça c’est une prothèse… ». Il ajoute rien d’autre le lutin, alors moi je me garde bien d’ajouter quelque commentaire vu qu’on sait que c’est de valeur, oblongue et que ça a l’air intime…. 
C’est alors que me reviennent en tête les images d’un anniversaire de JM, du temps qu’il était encore présentable, qui nous a fait un striptease complet se terminant par l’ exhibition d’un immense préservatif devant la foule des invités qui filmaient (tu t’en souviens sûrement mon JC). Il va quand même pas nous refaire le même coup le Jérem…
Quelques minutes après, on voit revenir notre Jérem, il nous demande sa boîte, et devinez ce qui s’est passé après ? Ben il n’a pas montré ses fesses. Il a ouvert sa boîte et en a sorti une magnifique paire de lunettes de soleil, couleur pistache, absolument assortie à sa tenue complète. On ne voyait plus que lui sur le terrain, il irradiait notre Jérem, il rayonnait, ça ne m’étonne pas que son rire porte si loin…
Le temps passe, il est 10h30; c’est l’heure de … la pose du repas.
Tout le monde se retrouve sur la pelouse et on se restaure, on s’hydrate aussi. C’est important de s’hydrater et on a de quoi. On commente, on se raconte, y a des bons mots, tellement que je ne peux pas tout restituer. On apprend que Junior ne renie pas ses origines belges en n’aimant pas la bière, les Belges boivent aussi du punch, la preuve ( à bon entendeur…). Et puis y a aussi de belles images : c’est par exemple le Bébert qui après plusieurs dégustations de punch nous déclare tout barbu qu’il est, qu’il se voit viking et il nous fait voyager. C’est un vrai spectacle dont je ne raconterai pas la chute face à sa dulcinée par respect pour l’intéressé… C’est les meilleurs voyages quand on n’a pas à se déplacer dans l’espace, parce que c’est fatiguant, mais qu’on peut voyager ensemble dans les idées, on est hors du temps, hors du réel dans une autre réalité qu’on s’est construite, en pleine liberté. C’est ça aussi la magie du tournoi d’Agny (tu aurais dû venir JC).
Mais …
Rappel au cadre du tournoi : l’incorruptible Eric nous invite à l’intérieur de la salle pour procéder au concours de la meilleure attaquante puis du meilleur attaquant. Plusieurs critères d’évaluation seront pris en compte : attaque dans le terrain, puissance et originalité nous dit-il.
Presque toutes les filles participent sauf notre première dame, serait-ce qu’elle ne veuille pas faire d’ombre à son président de mari ? Dommage car on aurait aimer la voir évoluer toute en grâce et en finesse comme elle sait le faire … (alors là je me suis assuré une bonne place pour le repas de fin de saison non ?). Lolo n’est pas à sa juste valeur, y a la pression du regard de tous les masculins qui sont assis autour du terrain à supporter. Malgré les encouragements relevés et imagés de JM particulièrement, de ses serge, sans parler du terrible Yvon, elle n’est pas au meilleur de ce qu’elle sait faire. La concurrence est rude. Y a du bon niveau.
Mais…
Tout à coup je sens le sol trembler sous mes pieds et je ne vois plus rien, j’ai le son car j’entends hurler, mais j’ai plus l’image. Au bout d’un moment retour de l’image. C’est le Bertrand derrière lequel j’étais assis qui saute en battant des bras, il prend tout l’espace c’est pour ça que j’y voyais plus rien ( je vous rappelle que je n’ai pas encore bu une seule bière, malgré l’heure : 10 h 30 ) et qui gueule : « C’est ma fille, c’est Magot ». C’est vrai qu’on vient de voir une belle prestation de Margot. C’est une belle chrysalide Sa Margot mais de là à gueuler comme il le fait. Il perturbe tout le concours, on se demande comment on pourra calmer ce bestiaux, car il est pas des plus légers l’animal. Je vois Lolo qui a jeté un coup d’oeil à ses Serge, prêts à intervenir sur l’agité, puis y a toujours Yvon qui veille mais est-ce qu’il sera assez Terrible ?. C’est alors qu’intervient l’incorruptible, il lève la main et comme par magie le Bertrand reprend sa place sans pouvoir cesser toutefois de répéter que c’est Sa fille. C’est beau l’autorité. Mais quand même : on a beau être vieux c’est pas pour autant qu’on est sourd.
Et puis je pense à Sa chrysalide, faudra bien qu’il accepte de la laisser éclore, si on veut la voir se révéler, y a de l’ordre de l’acceptation du lâcher prise. J’ai bien tenté de lui en toucher deux mots dans la matinée, c’est mon regard professionnel dont j’ai peine à m’écarter, mais il m’a dit tout de suite : « tu serais pas en train de me faire ton maître G », et je vois bien qu’il se recule pour prendre la bonne distance pour un éventuel plaquage au sol. Alors là, il me revient à l’esprit que la lettre G est la 7ème lettre de l’alphabet (vous me suivez, toi aussi mon JC, alors je continue), qu’elle est juste après le F de ferme, bien avant le T de ta et l’initiale de grande gueule de G. Alors je décide prudemment de m’écarter de ce sujet sensible, parce que d’une part je suis pas très épais mais quand même un peu plus que le JC, mais surtout que j’ai pas envie de me retrouver cloué comme lui dans un plumard maintenant que je vais être pensionné. 
Le concours peut continuer et il s’achève par la victoire de … Emma. On connait son nom parce que c’est marqué sur son maillot. C’est mérité.

Maintenant c’est au tour des gars. Déjà des passeurs de « vous savez où » prennent place, c’est le défilé des cadors. Puis y a un blanc : un attaquant de Beaurains est appelé mais rien ne se passe, il attend. C’est alors qu’une voix péremptoire retentit :  » Nous, on veut notre GG ! « . C’est Jérem, il veut pas en démordre  » T’es sûr ?  » que je lui répond. Personne ne bouge :  » On veut notre GG!  » qu’il répète. Alors tout le monde libère le terrain. Avant d’y entrer j’entends une voix derrière moi qui me demande :  » Tu me feras des tendues, ça vaut bien un tu ?  » et il me répète sa requête. Je me retourne et je vois le lapinou soi-même qui se met à me tutoyer. Toi t’en veux vraiment de ta tendue que je me dis. Mais c’est ce qu il y a de plus difficile à réaliser. Des courtes on peut toujours s’adapter, compenser, mais des tendues ça demande une sacrée coordination entre le passeur et l’attaquant. Quand on parle de la relation entre passeur et attaquant on voit bien qu’elle doit être de qualité, c’est indispensable pour la tendue.
J’ai bien entendu le Tu. Le tutu c’est ce qui fait que 1+1= 1 et non plus 1+1=2 . Le tutu c’est une opération de transformation qui fait que les deux singletons qui se présentent en sortent en une unité bien plus puissante ( ceux qui n’ont pas compris demanderont des explications supplémentaires à JC ).
Maintenant, il faut que j’entre sur le terrain. Mais depuis « 10h30″ qu’on n’a pas joué, on s’est un peu refroidis et pas échauffés.  » On veut notre GG !  » Ce Jérem comme je vous l’ai dit il rayonne, il irradie et ça vaut bien un bon échauffement. Alors c’est parti, je me sens bien. Bébert, Olive, Yvon, Jérem osent tout sauf la tendue, ils ont confiance et tous semblent assez contents de leurs prestations. Puis vient le tour de lapinou et je pense au tutu : c’est comme des liens qu’on tisse entre soi et que le ballon n’a plus qu’à suivre. C’est ça la force du tutu et je suppose qu’il l’a compris. Je me déplace un peu et je sais que la distance entre nous sera forcément la bonne. On a droit à 3 essais. Tous sont réussis même si on aurait pu élever la hauteur de la relation mais c’est tellement récent… 
Le défilé des concurrents continue mais personne n’a tenté la tendue, c’est trop risqué. Le résultat est donné : c’est notre président qui gagne (tu ! tu ! )
Eric lui remet un super teeshirt.
Mais…
Comment il aurait fait pour claquer ses tendues le lapinou tout président qu’il est sans le passeur ? Réponse : il n’aurait jamais pu. C’est la thèse irréfutable que je vais défendre auprès de l’incorruptible organisateur. Il comprend, il est d’accord que c’est pas une tentative de corruption de ma part mais il n’y a qu’un seul teeshirt de prévu, idem pour les filles. Alors y en a qu’un qui peut être récompensé …
Mais ….
Je sais que des présidents, à Beaurains, il y en a eu quelques uns. Je les ai tous connus. J’ai même joué ce rôle pendant 11 ans avant de laisser la place à notre Fred qui organisa admirablement, entre autre, une coupe du Pas de Calais que nous remportâmes, grâce à ses entraînements bien dirigés. Cette fois ci, c’est particulier car le président c’est Lebon, alors on ne peut pas meilleur. C’est pour cette raison que je peux affirmer que le teeshirt, il me le prêtera une fois sur deux, c’est sûr, et pas seulement quand il est sale, puisque nous l’avons gagné tous les deux !!!   
   
Je regarde la pendule : 10h30. Le tournoi va se poursuivre avec deux poules une mineure et une majeure à laquelle accèdent toutes les équipes composées des joueuses et joueurs de la famille sauf « il est où le 4ème? ». Tout le monde se doute que c’est la faute de ce fameux 4ème, j’ai nommé Xman qui n’a pas été à la hauteur…
Malgré l’heure, c’est pas le moment d’aller boire une bière car on enchaîne contre « qui vous savez ». C’est une équipe de bon niveau composée du passeur d’Arras, de Max ( leur grand attaquant gaucher) et de deux autres grands gabarits dont un surnommé « big ben », c’est vous dire s’il est grand, mais je ne crois pas qu’il pourrait faire de l’ombre à notre Cédric quand il se déplie… On les a bien observés en match, on sait qu’il faut servir sur les deux grands droitiers, il ne faut donner aucun ballon à Max. S’il reste sur le poste 2 comme il l’a fait jusqu’à présent Junior ira le contrer. On parie que bien frustré comme ça, il s’énervera et fera des fautes ou ses coéquipiers en feront. On applique le plan à la lettre (on n’a pas que la gueule ), Junior musèle Max même si ses contres ne sont pas directement décisifs, leur passeur doute, JM joue très bien au poste 2, il réussit plusieurs attaques décisives, le lutin est irréprochable et ce qui devait arriver arriva après ma deuxième main qui surprit tout le monde sauf moi, nous remportons le match.
Mais…
Alors là j’y comprends plus rien : on nous raconte que si nous avions battu cette équipe de plus de 3 points  » Bon anniversaire Julie » aurait été qualifié, mais comme ce n’est pas le cas ils doivent jouer contre « vous savez qui » qu’on vient de battre donc qui devrait être éliminé… Et tout ça en 7 points. On n’a même pas le temps de leur expliquer notre super stratégie qu’ils ont déjà perdu et remis « vous savez qui » dans le circuit…
Après ça on apprend qu’on doit rejouer contre les jeunes de Harnes, que Bertrand doit rejouer contre une équipe qu’il a déjà rencontrée…. Alors on va faire part de notre étonnement à l’incorruptible Eric : « ne serait-il pas possible d’inverser les demi-finales pour qu’on puisse rencontrer d’autres équipes ?  » La réponse est négative. C’est pourtant pas de la corruption , c’est pour le plaisir de rencontrer d’autres équipes…
Mais rien à faire, il est intraitable l’incorruptible, y a un peu de rigidité la dessous, mais le règlement c’est le règlement et si on déroge au cadre on peut affirmer qu’après c’est le bordel (réclamations et autres ). Faudrait qu’on trouve un bon traducteur qui lui explique en langue Niaf. On en a bien un de Niaf mais il n’est pas là. On aimerait tous tellement qu’il revienne mais il n’est pas parmi nous…
Alors on rejoue contre les jeunes de Harnes mais comme on n’a rien appris de particulier, on se reprend une branlée, on met 8 points moins 1 de handicap, on perd comme au 1er match , pas mieux. L’autre demi-finale voit s’affronter l’équipe de Bertrand contre « vous savez qui » qu’on avait éliminé . Et devinez quoi c’est ceux qu’on a battu qui gagne et se retrouvent en finale contre Harnes … Tu y comprends quelque chose mon JC ? Moi non plus.
La finale est vraiment un beau match : le grand frère, après avoir raté sa prestation de meilleur attaquant, se révèle, il est fort dans tous les compartiments de jeu, dans tous les angles d’attaque, il porte son équipe, il n’est pas venu que pour conduire la bagnole. Emma est toujours aussi régulière et les deux jeunes garçons dont on ignore le nom mais qu’on connaîtra un jour, font le ménage au sol même dans les coins. Et puis comme je vous l’ai déjà dit, c’est leur terrain de jeu, ils ont transporté leur chez eux chez nous, alors….
Il est maintenant 10h30, je n’ai toujours pas bu de bière et c’est l’heure de la remise des récompenses après la distribution de la glace traditionnelle « qui colle ».
C’est Harnes qui remporte le tournoi, en deuxième c’est donc l’équipe que nous avions éliminée.
L’équipe de Bertrand termine 3ème, « la gégène » 4ème, « Bon anniversaire Julie » 5ème, « Lolo et ses serge » 9 et « il est où le 4ème » termine 11ème.
Vous vous demandez certainement qui a gagné le 1er défi : qui a gagné le match entre l’équipe de Jérem et celle des rugbymen, car ils ont joué l’une contre l’autre. On peut dire qu’au regard du règlement interne au tournoi, le match a été gagné par l’équipe de Jérem, mais d’un point seulement ! Ce qui en soit ne représente pas la branlée annoncée et qui au regard du règlement officiel du volley ne représente même pas une victoire. Alors forcément il faudra revenir l’an prochain … 
Quand je sors de la salle Guigui m’appelle car il a gardé un peu de punch malgré les nombreux supporters qui sont venus nous voir. Même Sarto a pu y goûter. Je voudrais ajouter pour nos lecteurs qu’à chaque fois que je suis passé devant la buvette pour aller voir ce qui se passait dehors je n’ai jamais vu les membres de la famille picoler, je les ai vus pratiquer d’autres sports particulièrement basket et rugby. C’est sportif le tournoi d’Agny, si les fûts sont vides c’est qu’il y a vraiment eu beaucoup de visiteurs…
Il y aurait eu encore beaucoup à raconter mais je vais m’arrêter là car : savez-vous quelle heure il est à ma montre ?
10 h 30 , alors ….  

PS :
– Merci à papy x 4, trésorier du club qui devra payer l’ardoise laissée à la buvette, c’est avec l’accord du Président évidemment.
– Merci à Loic pour les photos qu’il n’a pas pu faire vu qu’il n’était pas là mais qu’il aurait prises s’il avait été présent.
– JC : tu as intérêt à ce qu’on te répare rapidement car tu es déjà inscrit pour l’an prochain avec le Niaf. Et avec toutes les pensées que j’ai eues pour toi , il faudra que tu te décides à venir les arroser dès que tu le peux …

 GG , le 2ème épicurien                                 

Une pensée sur “Résumé du tournoi d’Agny 2017 par Gégé

  • 11 juin 2017 à 14 h 33 min
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    Génial merci GG

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