Résumé 2 de ATSCAF/ASVB

Miss Laurence, Lolo pour les intimes, ne voulant pas rédiger le moindre résumé de match, je me vois dans l’obligation de le faire à sa place. Mais je vais essayer de le faire en me mettant dans la peau d’un Bourgeois (ou plutôt d’une …) : exercice doublement délicat…

Nous sommes Lundi 27 Mars, il est 20 heures : je sens que je suis, encore, une femme formidable. Tout est prêt à la maison pour les enfants et mon Yvon et en plus je suis à l’heure !? (Mais comment fais-je ?)

Je suis doublement motivée : 1 régler mes comptes avec l’impudent Simon 2 gagner le match.

J’arrive au collège Curie et j’entre dans la salle. Sont déjà présents Julie, J-Marie qu’essaye de faire rire avec des blagues pourraves et Simon qui avec son égau démesuré, enquille les paniers de basket sous l’œil médusé de son père. De suite, avec Julie, nous comparons nos jolis fessiers, remis en cause la semaine précédente, avec ses grosses chevilles. Nous avons besoin de le remettre en place même si pendant toute la semaine, nos conjoints nous ont fait croire le contraire en nous disant que pour Julie, quand elle montait à cheval ça ne se remarquait pas et qu’Yves, dans un de ses fantasmes, rêvait de me suivre, moi jucher sur un gros cube. Mais on sait que les mecs sont prêts à raconter n’importe quoi pour pouvoir tremper leurs bicuits…

Nous nous échauffons doucement quand surgit Cédric, les cheveux dans le vent, les yeux en bataille, le type complètement perdu, quoi !

Nous sommes 5 et ils sont 7. Non pas les 7 mercenaires, mais les joueurs de la CAF (champions d’actions fortuites). Ils essayent même de réduire notre groupe en envoyant une brique dans le ventre de Julie qui se tord de douleur pendant 5’ (mais elle en a déjà vu d’autres).

Le premier set démarre, nous sommes au mano à mano un bout de temps avec cette équipe inattendue et qui semble t-il a progressé. Nous ne nous trouvons pas et n’arrivons pas à finir les points malgré la taille impressionnante de nos centraux qui se montrent en réalité très gauches et mes attaques qui finissent toujours sur l’un des leurs. Il n’y a guère que Julie qui trouve la voie quand le ballon n’est pas trop près du fil. Elle a l’air de prendre son pied …

Résultat, nous perdons ce premier set 25-23.

Je remotive les troupes pour la suite. On est mal Barré, Cédric ne comprend pas ce qui lui arrive à passer à côté des balles comme ça (Une belle paire de chaussettes …) et Simon est déjà fatigué de sa journée qui l’attend Mardi ? J-M continue de gatouiller. Il n’y a que Julie qui est concentrée quoiqu’elle nous montre son ventre rouge (ça doit encore piquer !). L’équipe reprend dans les mêmes dispositions mais avec la consigne de finir les points.

Rien ne va : Cédric, en fait est ce soir une grosse bouse. Simon n’arrive pas à s’équilibrer, il est embarqué par le poids de ses chevilles, Julie est décidément trop petite et préfère le foot et Papy fait la sieste au sol. Merde, merde, merde, je n’arrive pas à conclure. En plus, on prend des séries de points en réception. Résultat du 2ème set, la CAF (club activement fatiguant) termine encore en tête à 25-23.

En reprenant le 3ème set, nous devons changer quelque chose et si mes comptes sont bons (je n’en doute pas) il faut que l’on marque 65 points pour gagner le match. Enfin un bon début de set, le vieux s’est dopé ou fait son intéressant au service et les contres, ouitre, les contres sont en place.

C’est de courte durée. Erreurs sur Erreurs, mauvaises réceptions, mauvaises passes, attaques à l’extérieur ou contrées … même Cédric pense à voix haute : « quand rien ne va … » Fin du set, nous arrivons au terme d’un dur combat, la tension est à son comble, rien n’est fait et qui va faire les fautes ?? Nous menons 24-23, nous comptons sur coach pour finir en beauté  et là, je pense que j’aurai mieux fait d’une fois la fermer, je ne le savais pas aussi émotif. Il s’écroule, j’ai l’impression que son genou est rentré dans son tibia, son bassin dans son fémur, son épaule sur son bassin (un château de carte) et le ballon dans le filet. Y vont nous faire chier jusqu’au bout ! On reste devant quand même, ils ont la même pression que nous et nous aident avec leurs erreurs. 25-24, putain, j’ai la balle de match en main, j’assure … Trop facile, derrière ils remontent le service. Ils assurent la CAF (cochons affamés de feintes) et ils nous placent les ballons dans les vides laissés par notre 6ème joueur absent (ah, si Guigui était là <3)

C’est une « mort subite »

Qui nous attend comme rafraîchissement !  mais c’est quand même la déprime. Il ne faut surtout pas qu’yves me pose l’éternelle question  « tu as gagné ? »

D’ailleurs, je m’en vais incognito sans allumer les phares de ma voiture (c’est une option)

Bizzzzzz  LOLO